Canalisations en copropriété : colonne commune, branchement privatif, et qui paie quoi
En immeuble, la première question n’est pas technique : c’est de savoir si le désordre est sur la colonne commune ou sur un branchement privatif. Tout en découle.
Colonne commune ou branchement privatif
La colonne de chute verticale, qui dessert plusieurs logements, relève en principe des parties communes. Le branchement horizontal qui va d’un appareil jusqu’à cette colonne relève en principe du privatif.
Conséquence pratique : un engorgement qui ne touche qu’un logement est presque toujours privatif ; un engorgement qui touche plusieurs logements superposés désigne la colonne.
L’ordre dans lequel avancer
- Noter quels logements sont touchés, et à quels étages. C’est l’indice qui qualifie le désordre.
- Informer le syndic par écrit dès le premier épisode, même si le désordre semble mineur.
- Faire réaliser une inspection : c’est le document qui permettra de décider et de faire voter.
- Si des dégâts sont survenus, déclarer à l’assurance sans attendre la décision de travaux.
- Faire chiffrer, puis inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée.
Sans rapport d’inspection, la discussion en assemblée porte sur des hypothèses et se reporte d’une année sur l’autre. C’est la cause la plus fréquente d’un désordre qui dure trois ans.
Le curage collectif préventif
Un curage programmé de la colonne coûte une fraction d’un dégât des eaux et de ses conséquences intérieures. Sur un immeuble ancien, c’est l’une des rares dépenses d’entretien dont le rendement se démontre facilement en assemblée.
Faire étudier le dossier
Un professionnel habitué aux copropriétés produit le rapport qui permet au syndic d’inscrire la question.
Plateforme indépendante de mise en relation. CanalScan ne réalise aucune inspection, aucun curage et aucun travaux de canalisation.